LA GÉOTHERMIE BASSE TEMPÉRATURE

 

Le sous-sol de l'Île de France est formé de différentes couches rocheuses, pour certaines imperméables, piégeant parfois des nappes d'eau. L'une des nappes les plus profondes se trouve à environ 2000m sous le niveau du sol ; il s'agit du Dogger. Cet aquifère s'est formé il y a 170 millions d'années, à l'époque du Jurassique. Emprisonné entre deux couches d'argile, il est constitué de 80% de roches poreuses, et de 20% d'eau salée. La température du Dogger est comprise entre 55 et 80°C selon le lieu, et ses caractéristiques géologiques sont adaptées à une exploitation géothermique de longue durée. La géothermie basse température consiste à puiser l'eau géothermale, en extraire la chaleur, et la réinjecter dans sa nappe d'origine, afin qu'elle se réchauffe à nouveau : c'est une énergie renouvelable. L'énergie extraite est 5 à 30 fois plus importante que l'énergie nécessaire à cette extraction. Cette chaleur est directement utilisée, notamment sous forme de chauffage : c'est un procédé de géothermie directe.

Ainsi, l'eau géothermale alimente un échangeur à plaques de titane, qui transfert sa chaleur à l'eau du réseau de distribution. Ces deux circuits sont donc physiquement distincts.

Créé en 1985, le réseau de chaleur géothermique de Chevilly-Larue, l’Haÿ-les-Roses et Villejuif (Val-de-Marne) dessert environ 45000 habitants, à partir de deux centrales géothermiques, ce qui en fait le plus grand réseau de chaleur géothermique d’Europe.

Le réseau est alimenté à 62% par la géothermie profonde (chaleur puisée dans l’aquifère du Dogger qui dessert en tout 140000 équivalents-logements de la région parisienne, via 29 réseaux de chaleur). Le complément est assuré par du gaz fonctionnant la plupart du temps en cogénération.

Comment ça marche !